Analyser et tirer parti des sons de votre détecteur

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Le son d’un détecteur de métal est la référence essentielle pour savoir ce que l’on va trouver. Que votre détecteur soit monoton ou multiton, savoir interpréter le rendu sonore va vous permettre de faire la différence entre les cibles, de moins creuser mais surtout de trouver plus ! Alors comment analyser les sons de votre détecteur de métaux ? Explications…

Ce qu’il faut savoir.

Pour commencer, sachez que tous les détecteurs de métaux ne sont pas logés à la même enseigne… Si certains ont des sons qui varient (ce que je vais expliquer dans cet article) d’autres ont des sons totalement figés. Et pas que des entrée de gamme… Et ça, c’est juste inacceptable pour un détecteur digne de ce nom. La variation des sons est essentielle à la bonne séparation des cibles et c’est ce qui va vous permettre de creuser ou non, surtout sur les terrains difficiles. Il vaut mieux un monoton avec des sons dynamiques qu’un multiton avec des sons figés.

Lorsqu’on entend la saturation ou la longueur des sons, avec un peu d’expérience sur le détecteur utilisé, vous saurez très souvent sur quoi vous allez creuser. On peut se faire une idée de la forme de l’objet et de sa taille en fonction du son. Bien sûr, cela reste très aléatoire, il y a toujours des histoires de qualité du sol, des cibles environnantes et autres perturbations mais je vous garanti qu’avec de l’expérience et de l’attention, vous allez souvent tomber juste sur l’analyse du son. La puissance du son également est déterminante et sera audible. Elle nous donnera elle aussi une idée de la taille, de la profondeur ainsi que de la nature de l’objet.

Enfin, sur les appareils multiton, on ajoutera à ça les tons choisis. Grave, moyen, aigu, très aigu, etc… Sur le XP DEUS par exemple, on peut avoir 5 tons, utiliser un mode « fulltones » qui attribue un ton par tranche de conductivité ou encore utiliser le ton « pitch » qui est ce que l’on appelle VCO sur les autres appareils, un ton variable selon plusieurs critères.

Le cas d’un détecteur statique.

Plus personne ou presque n’utilise un détecteur en mode statique. Il existe des modes en dynamiques qui sont très performants et se rapprochent de ce que font des détecteurs statiques. En statique, plus la conductivité est élevée, plus le son est aigu et plus l’objet est gros ou proche du disque et plus le son est fort. Cette variation de son est très importante puisque c’est grâce à elle qu’on fera la différence et que l’on prendre la décision de creuser ou non. De nombreux détecteurs dynamiques utilisent aussi ce mode sonore que l’on appelle le VCO ou Pitch sur le DEUS. Bref, il peut avoir plusieurs nom, son fonctionnement reste le même.

Sons et terrains minéralisés.

Ah ces fameux terrains minéralisés… On en croise peu mais on en parle souvent ! Même si c’est un cas assez particulier, il est intéressant de connaitre le comportement de votre détecteur de métaux sur ces conditions extrêmes.

Sur un terrain minéralisé, les sons sont mis à mal. En effet, les conductivités sont tirées vers le bas et les minéralisations dégradent la qualité d’analyse de votre détecteur de métaux. Du coup, l’analyse de cible devient plus difficile et la reconnaissance des sons peut s’avérer très difficile.

Il faudra donc vous armer de patience et creuser plus souvent sur des sons dégradés. Il y a même de très nombreuses cibles qui sonneront comme des ferreux du fait de leur conductivité baissée.

La saturation du son.

Les sons varient en fonction de leur taille, de leur orientation dans le sol, de la qualité du sol et de bien d’autres choses. Il est donc important de bien tendre l’oreille et d’utiliser un casque audio afin d’entendre ces fameuses nuances de sons. Les saturations permettent de mieux identifier une cible et c’est ces saturations qui font la différence dans bien des cas. Les gros ferreux on des sons très saturés alors qu’une petite monnaie aura un son clair et net. C’est assez long à maitriser mais en creusant régulièrement sur tous les types de sons vous allez éduquer votre oreille et donc plus facilement reconnaitre les cibles.

Il y a des tas de cas particuliers et c’est difficile de les détailler, il n y a que sur le terrain que vous pourrez vous rendre compte de tout ça. Il faut donc prendre le temps de régulièrement creuser sur les sons douteux. Généralement, en début de sortie, je creuse de nombreux sons, même mauvais afin de rappeler à mon oreille et mon cerveau ces nuances afin d’optimiser mes recherches. En gardant ce contact sonore régulièrement vous gagnerez du temps et de l’expérience.

La longueur des sons.

Selon la réactivité de votre détecteur de métaux, de la taille de l’objet et de sa composition, les sons peuvent être plus ou moins long. Comme pour les saturations, il n’y a qu’en prenant le temps de vous faire votre propre expérience que vous pourrez appréhender correctement cette notion. Je n’ai pas de conseil particulier sinon que de tendre l’oreille encore une fois. En étant attentif à ces longueurs de son vous verrez rapidement votre analyse s’affiner.

L’intensité du son.

Plus l’objet est gros et plus il sonne fort. Plus l’objet est proche du disque et plus il sonne fort. Inversement, plus il est petit et plus le son est fin et plus il est loin du disque et plus le son est faible. Là encore, déterminer l’intensité du son sera un outil très efficace pour évaluer la nature et la taille de l’objet détecté. Il faut bien sûr éduquer votre oreille en creusant différents sons afin d’enregistrer mentalement la corrélation trouvaille/taille/profondeur.

Le cas des gros ferreux.

Reconnaitre un ferreux au détecteur n’est pas toujours facile et on en creuse souvent parce qu’ils sont nombreux à nous tromper. On aura beaucoup de mal à éliminer le fer forgé ou certains alliages à cause de leurs conductivité. On aura du mal aussi avec certaines formes comme les anneaux, les fers à cheval, les fers à bœufs et autres objets que l’on sort régulièrement. La taille, la forme et l’orientation dans le sol de l’objet ferreux sont autant de paramètres qui vont induire votre détecteur de métaux en erreur.

Pourtant, si on tend l’oreille, ils produisent un son assez caractéristique. Selon que votre détecteur soit mono ton ou multi ton, sa réponse sonore sera propre à l’appareil et ses capacités. La réactivité, la discrimination et autres réglages entrent directement en jeu dans cette réponse audio. De manière générale, les sons seront plus long et légèrement diffus à cause de la taille d’un gros ferreux. Il sera également saturé dans la majorité des cas à cause d’une conductivité élevée. Enfin, sur un détecteur multi ton, un son grave se fera entendre, en même temps qu’un son médium aigu ou lors du balayage en croix.

Ces indications ne peuvent être plus complètes en raison des propriétés propres de votre détecteur de métal. A vous de bien tendre l’oreille et de creuser régulièrement des sons pour éduquer votre oreille. Reste que certains détecteurs n’ont pas de variation sonore et qu’il est par conséquent très difficile de faire un tri à l’oreille. Voici une vidéo qui peut vous aider:

Port du casque obligatoire.

L’intérêt de porter un casque réside dans le fait que les sons sont bien plus nets et donc plus facilement interprétables. Avec un peu de concentration et d’expérience vous allez reconnaitre certaines cibles et vous creuserez moins de gros ferreux. Le port du casque est un atout et il faut s’en servir ! Vous aurez de meilleurs résultats, c’est certain.

L’idéal est d’avoir un casque adapté à son appareil. Préférez donc un casque de marque de détection, si possible de la même marque que votre détecteur voire, si il existe, le casque prévu d’origine par le fabricant. Si vous connaissez la fréquence de la sortie casque de votre détecteur ,vous pourrez trouver un casque avec les bonnes spécifications.

Les casques pour la musique ou les films ne sont pas sur la bonne fréquence la plupart du temps. Leur plage de fonctionnement est trop élevée (réponse en fréquence 20-20.000 Hz) et vous aurez du mal à percevoir certaines subtilités de son. La plage de fréquence est déterminante pour une restitution optimale des sons d’un détecteur de métaux. Le bas du spectre concernera les grave et le haut, les aigus. C’est cette plage de fréquence qui doit être choisie en fonction de votre détecteur. Difficile de connaitre exactement les plages de réponse en fréquence de la sortie son d’un détecteur, pourtant elles varient beaucoup. Un casque pour Minelab CTX3030 sera optimal à 200 Hz – 3200 Hz alors que pour un Garrett Ace un 20-20.000 Hz sera suffisant. Voilà pourquoi je vous conseille d’acheter le casque de la même marque que votre détecteur qui sera normalement adapté.

L’impédance est également très importante. Il faut qu’elle soit adaptée à la sortie casque de votre détecteur. Si l’impédance n’a aucun rapport avec la qualité d’un casque, la puissance délivrée par le casque en dépendra. Plus clairement, pour que le casque fonctionne correctement, il faut lui délivrer une puissance suffisante.

Si vous trouvez un casque à la bonne impédance et sur la bonne plage de fréquence alors vous allez découvrir tout un nouveau monde de sons. Sur les détecteurs mono ton, cela va transformer votre façon de détecter. On prend trop souvent cette histoire de casque à la légère et pourtant cela fait une énorme différence.

Pour résumer.

L’analyse des sons demande de l’expérience et de la patience. Il faut éduquer votre oreille et pour cela vous devrez creuser souvent en étant attentif aux subtilités sonores. Plus votre détecteur est performant et plus il offre de réponses sonores vous permettant d’être plus précis dans les analyses. C’est une des bases les plus difficile de la détection et trop peu de prospecteurs sont vraiment attentifs à ces variations de son. Bien entendu, plus vous avez l’oreille fine et plus vous tirerez parti des différences de son. Maitriser les sons est un sérieux bon en avant et vous allez multiplier vos trouvailles tout en creusant moins de déchets.

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Passionné par la détection de métaux, je vous accompagne dans la découverte de ce loisir pour améliorer vos sorties détection. Régler votre détecteur de métaux va devenir un jeu d'enfant...

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5 Responses

  1. Jean-Pierre

    Article très intéressant. Je ne suis pas assez attentif aux sons, je lis surtout les informations présentées sur la télécommande (Déus v3.2). Ton article m’incite à être attentif aux sons et à établir mentalement des corrélations « qualité de son / type de cible déterrée / à quelle profondeur ».
    Le Déus, de par sa technologie numérique, offre un riche panel d’informations aussi bien visuelles… que sonores.
    A la lecture de ton article, je réalise que l’analyse du son c’est sans doute 50% de l’information fournie par le Déus… De quoi bien progresser avec l’analyse du son, si on se donne la peine de travailler sur cette information.
    Merci.
    JiPi

  2. Cedric sanchez

    Tout à fait d’accord je commence à avoir en main le deus j’ai creusé sur pratiquement tous les sons pendant cinq mois et comme tu dis ça va bien éduqués mon oreille maintenant je commence à deviner ce que je vais remonter et là on commence à prendre vraiment du plaisir Des fois la cible est trop oxydé ou bouffer par les produits chimiques lui change le sont tout en restant bien sure une bonne cible il y a vraiment des tas de paramètres qui peuvent transformer le son et on n’en apprend À chaque sortie enfin voilà bon témoignage encore merci pour tes vidéos enrichissante

  3. ESCANDE Norbert

    C’est un vrai plaisir que de consulter les articles ou les videos. Je pense que nous nous sommes croisés une ou deux fois sur Nyons. Il semblerait que vous n’y soyez plus et je le regrette. Vous m’avez fait progresser de façon régulière et je continue à consulter vos vidéos et vos articles
    Merci à vous

    • Biodétecteur

      Salut salut,
      je ne suis plus à Nyons effectivement ! Mais comme tu peux le voir, tu peux continuer à me suivre sur Youtube et sur les réseaux sociaux 😉

  4. Garnier

    Salut Biodetecteur. Merci pour tout ces conseils qui me sons vraiment utile! Je débute en detection. J’ai commencé il y a 3 mois avec un Euro ACE, et je me suis vite rendu compte que mes sortie allaient être plus que occasionnel. En gros dès que le temps le permet, je sort ma poêle. Donc j’en ai vite voulu plus, et depuis 2 petites semaines, je suis un des heureux possesseurs de DEUS! Et ça c’est cool! Mais voilà le gros changement pour un novice comme moi. .. Puis je tombe sur ton site, et beaucoup beaucoup de choses me semble plus claire.
    C’est vraiment cool, et surtout tes vidéos ne sons pas chiante à s’endormir devant. ..
    Merci pour ce que tu fais! Et continues à le faire.
    Tshuss Bioman!
    …Heu Biodetecteur. .. (les vieilles idoles refont surfface)

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